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 L'espace "santé"

Les MST (page 2)

Comment identifier la cause de pertes vaginales


- Un peu d’anatomie et de physiologie…
Le vagin est protégé de la pullulation des germes pathogènes par son acidité naturelle. Le pH se situe entre 3,8 et 4,6. Cette acidité est due à la présence normale des bacilles de Doderlein, qui transforment les hydrates de carbone (les sucres) en acide lactique. Ces bacilles ne sont pas pathogènes, ils sont indispensables au bon équilibre du milieu vaginal. Comme toute muqueuse, le vagin sécrète et il existe donc des sécrétions qui sont physiologiques, c’est à dire naturelles et normales. Mais ces sécrétions vaginales n’entrainent théoriquement pas de “pertes”. Les pertes physiologiques proviennent d’une partie du col de l’utérus appelée “l’endocol” : elles sont très peu abondantes et glaireuses. Les pertes anormales ou pathologiques s’appellent des “leucorrhées”. D’aspect habituel mais abondantes, elles témoignent d’un dysfonctionnement hormonal (ces sécrétions sont sous la dépendance des œstrogènes). Sinon, elles sont un signe d’infection vaginale.
- A quoi ressemblent des pertes anormales ?
La leucorrhée due à trichomonas est abondante, liquide, finement bulleuse (eau de savon) et d’odeur désagréable. Elle est plus importante au début du cycle menstruel et est parfois accompagnée de démangeaisons.
En cas de gonococcie, la leucorrhée est abondante, purulente et verdâtre.
D’autres leucorrhées ne sont pas des MST à proprement parler, car les germes existent normalement chez chacune (germes saprophytes). C’est à l’occasion d’une modification locale (irritation, mauvaise hygiène parfois) ou générale (fatigue, dysfonctionnement hormonal…) qu’ils deviennent pathogènes. Il s’agit des germes banals (staphylocoques dorés, streptocoques, colibacilles) et du champignon candida albicans.
La vaginite à germes banals produit une leucorrhée légèrement jaunâtre.
La vaginite à candida albicans donne une leucorrhée épaisse, blanche, ressemblant à du lait caillé, associée à des démangeaisons féroces et à une sensation de brûlure.


J’ai peut-être une MST, que faire ?

Commencez par relire ce texte. Si, comme nous l’espérons, nous vous avons foutu la trouille de la chtouille, foncez chez votre médecin traitant ou chez votre gynécologue. Attendez ses explications avant de défigurer votre petite amie…


J’ai pas envie d’attraper une MST, comment faire ?

Un moyen infaillible : l’abstinence. Mais comme notre propos n’est pas de faire l’apologie de cette pratique sexuelle, nous vous conseillons d’utiliser des préservatifs adaptés à vos us et coutumes. Les condoms classiques, les carrés de latex, les gants de latex. Si vous êtes allergiques au latex, il existe des préservatifs hypoallergéniques (mais pas anallergéniques) efficaces : Crystal®, de la marque Mannix®, que vous pourrez découper si besoin. Les matériaux en vinyle sont trop souvent perméables aux virus, et ne présentent pas de normes de fabrication satisfaisantes. Enfin, au moindre doute, filez chez votre toubib.

D’après un entretien avec le Docteur C. Laur que nous remercions.

 

 

 

 

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