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 L'espace "santé"

Les MST

MST, connait pas…

Les MST ou Maladies Sexuellement Transmissibles sont des maladies infectieuses transmises par les rapports sexuels.

Si vous voyagez dans les pays anglo-saxons, on les appelle STDs (Sexually Transmitted Diseases). Cette large définition ne présume pas d’une pratique sexuelle infectante particulière : ces infections peuvent toucher n’importe qui… y compris les lesbiennes. Malheureusement celles-ci se croient trop souvent à l’abri de toute contamination et ne se sentent pas personnellement concernées par le SIDA ou par l’hépatite B. Il est vrai que la prévalence de ces pathologies est beaucoup moins fréquente dans la population homosexuelle féminine que chez les femmes hétérosexuelles. Les quatre MST non virales les plus fréquentes.
- Syphilis
12 millions de cas par an dans le monde. La syphilis se manifeste au début de la maladie par une ulcération du tractus urogénital, de la bouche ou du rectum, selon la pratique sexuelle contaminante. C’est le chancre syphilitique. Si cette ulcération est méconnue et n’est pas traitée, elle conduit à une infection plus généralisée caractérisée par une dissémination cutanéo-muqueuse des lésions, c’est à dire sur la peau et les muqueuses. Il peut exister de la fièvre et un malaise général, une perte de cheveux et une hépatite modérée. Au stade ultime, on peut voir des anomalies des muscles et du squelette, des désordres cardiovasculaires et neurologiques. Chez une femme enceinte, il existe non seulement un risque de contamination du bébé à la naissance, mais aussi un risque de fausse couche, de prématurité voire de décès du fœtus. La syphilis se soigne très bien à condition d’être diagnostiquée assez tôt.
- La gonorrhée ou gonococcie ou blennorragie
Appelée “chaude-pisse” chez les hommes qui ont l’impression de “pisser des lames de rasoir”, on en recense 62 millions de cas chaque année. Chez la femme, elle se manifeste soit par des pertes vaginales, soit par… rien ! Car il arrive que la femme, bien que contaminée, ne présente aucun symptôme. Chez les hétérosexuels, ce sont bien souvent les symptômes de l’homme qui conduisent sa partenaire à consulter. Chez les lesbiennes, cette MST, bien que peu fréquente, présente un risque important d’évolution à bas bruit si les deux partenaires d’un couple ne ressentent rien. Elle atteint la vulve et le col utérin. Le traitement antibiotique spécifique est efficace.
- Les infections à Chlamydiae
La fréquence est encore plus importante puisque 89 millions de personnes sont infectées chaque année. Elles provoquent des vaginites et des salpingites. On peut aussi voir des inflammations du tractus uro-génital, de la gorge ou du rectum. Négligées, elles peuvent conduire à la formation d’abcès pelviens, à une inflammation pelvienne chronique, à une grossesse ectopique (hors de l’utérus), à une stérilité, à des douleurs pelviennes chroniques.
- La trichomonase
Le pompon de ces quatre MST : 170 millions de nouveaux cas par an dans le monde. Trichomonas vaginalis est un parasite (protozoaire flagellé) qui s’attaque essentiellement au vagin : on parle d’ailleurs de “vaginite à trichomonas”. Il n’entraine pas d’infection généralisée, mais lorsque la maladie est chronique, il est évident que l’inflammation locale favorise la pénétration d’autres germes comme le virus HIV. Il est transmis par voie sexuelle, mais également parfois par l’eau ou par les objets de toilette.

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