Sports collectifs, individuels, de plein air, en salle…
Ils sont presque tous représentés: badminton,
basket, bowling, course à pied, culturisme, football,
handball, karaté, lutte, natation, natation synchronisée,
plongée, plongeon, randonnée, roller, ski,
softball, squash, tai chi chuan, tennis, tennis de table,
varappe, voile, volley-ball, VTT, water-polo et d’autres
encore…Ces disciplines sont le plus souvent pratiquées
sans se casser la tête, pour conserver une activité
sportive, pour s’entretenir, la plupart de ces associations
proposant un sport loisir n’omettant néanmoins
pas la compétition pour celles et ceux qui le désirent.
S’il est en effet essentiel de vanter l’esprit
convivial et associatif, il ne faut pas oublier que le sport
homo peut être d’aussi bon niveau qu’il
l’est dans les clubs classiques. Certains membres
ont pratiqué leur sport durant de nombreuses années
et, après une pause, veulent y revenir doucement,
ou bien continuent en parallèle la compétition.
Ils et elles croisent des personnes qui découvrent
totalement telle ou telle activité.
Le sport homo est ainsi accessible à tous. Cela fait
partie de sa philosophie. Que l’on soit compétitrice
ou compétiteur de talent, débutant-e, handicapé-e,
séropo, homo, hétéro, jeune, vieux…
tous sont les bienvenus. De nombreuses associations, par
exemple, participent à l’accueil des séropositifs.
Comment ces sportifs pouvaient continuer à pratiquer
leur passion, comment les aider à sortir de leur
isolement, comment les accueillir dans un cadre adapté?
Aujourd’hui, ces associations, en France, à
l’étranger, militent pour le safe sexe, la
prévention, la lutte contre les MST et réfléchissent
à la manière d’accueillir en leur sein
et dans leurs compétitions toute personne atteinte
dans son intégrité physique.
Une autre des richesses de ce mouvement sportif sont les
échanges mis en place entre sportifs français,
et entre français et étrangers. Cette année,
par exemple, l’association parisienne Contrepied a
organisé à Pâques le tournoi annuel
international lesbien de volley-ball. Dans cette manifestation,
l’association hôte se charge d’héberger
chez l’habitant les sportives venues de l’étranger.
L’échange est autant sportif que culturel.
Un réseau d’amitiés et de soutien entre
lesbiennes de villes d’Europe et d’autres continents
se met en place. C’est vraiment une autre manière
de faire du sport! Au cours de ces week-ends ou semaines
de compétitions, les sportifs courent, pédalent,
nagent, visitent les quartiers gays de la ville et font
la fête.
Le sport fait vivre des émotions extraordinaires:
partage, amitié, respect, victoire (il en faut un
peu), dépassement de soi… Chaque membre de
ces associations sportives homos vit des moments merveilleux
avec ses coéquipières et coéquipiers,
ressent le plaisir sportif, celui de s’amuser et de
réussir dans leur discipline. Pour la plupart, les
personnes qui ont un jour goûté à ces
lieux d’échanges, savourent l’expérience
richissime de rencontrer les autres, ce rassurant moment
où elles ne sont pas seules avec leur homosexualité…
et nombreuses sont celles qui restent dans ces associations.
Et sans doute, à un moment ou à un autre,
chacun oublie que l’on a affaire à des personnes
dont on suppose la sexualité, pour ne plus voir que
des sportives et sportifs qui prennent leur pied!
Dalila Diboune
Présidente de Décalage, association lesbienne
et gay de handball.
Rando’s
La première association Rando’s a vu le jour
en 1986. Aujourd’hui il en existe quinze réparties
par région (Rando’s Limousin, Rando’s
Normandie, etc.) Ces Rando’s sont indépendantes
les unes des autres cependant elles sont reliées
par une charte fédérative et possèdent
des statuts communs. Elles proposent à leurs membres
un programme de randonnée et au moins 25 % d’activités
culturelles. On en trouvera la liste complète dans
la partie adresse de ce guide.
Le CGPIF
La Fédération Sportive Gaie et Lesbienne CGPIF
a 15 ans. Elle fédère des associations d’Île-de-France.
Ses objectifs sont la pratique du sport par tous et la lutte
contre toutes les discriminations, notamment celles liées
à l’orientation sexuelle. Depuis 1986, ses
membres se consacrent au développement du sport amateur
parmi les gays et les lesbiennes. Cette fédération
mixte et omnisports regroupe aujourd’hui dix-neuf
associations adhérentes dans lesquelles on peut pratiquer
l’un des vingt-neuf sports proposés. On en
trouvera la liste complète dans la partie adresse
de ce guide.
Affiliée à l’EGLSF (European Gay and
Lesbian Sport Federation) dont elle est une des associations
fondatrices, la Fédération CGPIF s’insère
dans le mouvement international du sport homo. Administratrice
de La Fédération des Gay Games depuis 1999,
elle contribue désormais à l’organisation
des futurs Gay Games. Très régulièrement,
ses membres représentent la France ou leur club lors
de compétitions internationales ou nationales.
Les Franco games
Depuis 14 ans, les associations de la Fédération
CGPIF organisent en commun des compétitions annuelles
à Paris. En novembre 2001, le CGPIF a lancé
la première édition des Franco Games, un tournoi
national dans le but de susciter la création d’initiatives
sportives homos dans les régions. La fédération
réitère les Franco Games les 5, 6 et 7 juillet
2002.
L’ EGLSF
La Fédération Européenne Sportive Gaie
et Lesbienne (EGLSF) est née en 1989. Elle regroupe
des associations, fédérations et clubs sportifs
lesbiens et gays de toute l’Europe. Ses buts sont
de lutter contre les discriminations dans le sport à
raison de l’orientation sexuelle, de promouvoir l’intégration
et l’émancipation des lesbiennes et gays, de
permettre et soutenir le coming out des sportifs lesbiennes
et gays, de permettre et coordonner les échanges
entre groupes et tournois européens, d’encourager
la création de nouvelles structures sportives mixtes.
Une des créations de l’EGLSF est les EuroGames
(championnats sportifs gays et lesbiens). Ces rencontres
en sont à leur 7e édition en 2001. En 2003,
Copenhague sera la prochaine ville hôte. Cette compétition
est ouverte à toute personne souhaitant participer,
quel que soit ses sexe, âge, origine ethnique, orientation
sexuelle, niveau. D’ailleurs toutes les grandes compétitions
sportives homos à travers le monde proposent trois
niveaux de compétition: débutant, moyen et
expérimenté.
Les Gay Games
Seulement 20 ans après leur création, les
«jeux olympiques gays» les Gay Games, représentent
le plus grand événement multisport et l’un
des plus grands rassemblements communautaires au monde.
Ils sont nés de l’imagination d’un champion,
Tom Waddell, décathlonien aux Jeux Olympiques de
Mexico en 1968. Dès l’origine, l’objectif
des Gay Games est de prendre le contre-pied d’une
vision élitiste du sport. Ils sont un événement
ouvert à tous, sans aucune discrimination liée
au sexe, à l’âge, à l’origine,
à la capacité individuelle ou à l’orientation
sexuelle. Les équipes participantes sont regroupées
par ville d’origine et non par pays, minimisant ainsi
les enjeux nationalistes. Les athlètes sont répartis
par âges et niveaux de pratique. Les Gay Games entendent
également promouvoir une image positive de l’homosexualité
et offrir au monde l’exemple d’une communauté
forte et unie, porteuse de valeurs d’ouverture, d’harmonie,
de responsabilité et de solidarité.
Les prochains Gay Games 2002 ont lieu à Sydney. De
nombreux français vont y participer. Ils préparent
en ce moment même leur voyage.
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