dykeplanet
 
site lesbien
accueil
membre
entre-vous
les infos
adresses
boutique
santé
plan du site









 

 L'espace "infos"
Contact

Ces articles sont tirés du dykeGuide, guide lesbien, pour acheter la nouvelle édition, cliquez

 Bref exposé anatomique* ! de Cy Jung (2001-2002)
 Backrooms et lesbiennes de Cy Jung (2000-2001)
 Bi... s’abstenir ! de Catherine Deschamps (2001-2002)
 Vacances à la campagne (2000-2001)
 Conseils d'amies … (2000-2001)
 La multiplication des maisons d’édition lesbiennes (2000-2001)
 L'homophobie de Coralie Bistre (2000-2001)
 Au pays des Nippones ! de Isabelle Thézé (2001-2002)
 Les lesbiennes à la télévision ! de Céline, Media-G.net (2001-2002)
 Maudites Femelles de Isabelle Thézé (2001-2002)
 Médias et lesbiennes de Cy Jung (2000-2001)
 PACS, mode… d'emploi (2000-2001)
 Plaidoyer pour le plaisir… de Cy Jung (2001-2002)
 Des moyens de rencontre (2000-2001)
 Les sites lesbiens et mixtes ! de Co. (2001-2002)
 Faites du sport ! (2000-2001)
 Université d’été à Marseille ! (2001-2002)
 Visibilité de Valérie Mitteaux (2001-2002)

 

Plaidoyer pour le plaisir…

Tout simplement tenter de parler de notre plaisir

De nombreuses discussions avec des amies m’ont fait comprendre que ce désir “hétérocentré” était loin de m’être personnel. Je ne saurais vous en expliquer les raisons mais je constate que finalement, ce n’est pas si gênant que cela en a l’air. Dans mon cas, cela m’a permis de me poser la question de savoir si, en fin de compte, je ne serais pas plus réceptive que je ne le pensais à la pénétration. Les fantasmes, bien sûr, ne se résument pas à ceux que je viens d’évoquer : ils sont si différents d’une personne à l’autre qu’il est bien délicat d’en faire une présentation. Une chose est claire pourtant : les cultiver participe activement à la quête du plaisir. Et si on parlait pénétration ? C’est ainsi que petit à petit, de tentatives avortées en surprises de l’instant, j’ai pris conscience que j’éprouvais un réel plaisir à être pénétrée. Moi qui avais mal autrefois, qui pensais être clitoridienne, j’ai découvert les secrets de mon vagin, sa sensibilité, son appétit. Suis-je pour autant une hétérosexuelle refoulée ? Dans les années 70, les femmes revendiquant leur plaisir ont cherché à réhabiliter le clitoris négligé par beaucoup d’hommes. Des lesbiennes militantes à l’extrême pour la construction d’un modèle social et culturel débarrassé de tout symbole phallique se sont emparées de cela jusqu’à élaborer une théorie politique totalitaire dans laquelle tout plaisir à la pénétration est un leurre et considérant qu’y succomber constitue un crime de lèse-amazone. Pourtant, le vagin comprend des zones particulièrement sensibles et notamment le fameux point G. Certaines le considère comme une arlésienne. Je n’aurai qu’un argument à leur opposer : je l’ai trouvé et j’espère que l’on me pardonnera de ne pas en faire la démonstration publique : mon exhibitionnisme a ses limites ! Mais au-delà de ce point, la pénétration, c’est aussi la sensation d’être comblée, le partage avec sa partenaire d’une intimité particulière. Qu’elle soit faite avec un ou plusieurs doigts — voire la main ! — ou un gode, elle me semble correspondre à un désir de s’offrir, ventre compris, de s’ouvrir… Le plaisir est si difficile à exprimer… Il est en outre si personnel. Bien sûr, on n’a pas besoin d’aimer la pénétration pour être une amante performante. Chacune l’aura compris, il n’y a pas d’échelle de valeur dans la pratique sexuelle, pas plus que dans le plaisir d’ailleurs. J’entends souvent des amies se plaindre de ne pas avoir d’orgasme. Pas d’orgasme ou pas de plaisir ? Les deux sont en effet à différencier : le plaisir existe avant et après l’orgasme, celui-ci étant couramment défini comme le point culminant de la jouissance. Aujourd’hui, je me demande si la quête effrénée de l’orgasme ne réduit pas la quantité de plaisir alors que l’inverse n’est pas vrai : une fois atteint le sommet, la jouissance peut paraître fade alors qu’un long moment de plaisir constant est une sensation des plus réjouissantes… En outre, certaines sont plus sujettes à l’orgasme que d’autres, les enchaînant à fréquence rapide ou n’en ayant qu’un, très violent. Quant à produire des statistiques sur leur durée ou leur fréquence, il en existe très certainement mais elles me semblent par nature fausses : si l’on me posait la question de savoir combien de temps durent les miens, je serais infoutue de répondre sauf à dire que cela dépend des jours, de ma forme, de mon état d’esprit, etc… Une fois encore, qu’importe ! Le but de la relation sexuelle doit toujours rester de se donner mutuellement du plaisir et je remarque que celui-ci change avec les partenaires même si les pratiques sont identiques. Il n’est jamais mieux ou moins bien, simplement la part d’émotion qui y préside le rend —quel bonheur ! — différent à chaque fois. Une quête permanente. Et c’est ainsi que, d’amante en amante, j’ai découvert quelques-uns des secrets de mon corps et de son plaisir. Aujourd’hui, j’ai 38 ans et loin d’avoir fait le tour de la question, je constate que mes pratiques sexuelles évoluent encore et qu’à chaque épuisement d’un fantasme, un autre naît. Il m’est d’ailleurs arrivé d’avoir peur, à en réaliser un, de le perdre dans son pouvoir érotique. Il en fut ainsi de la sodomie. Et puis un jour, cela a eu lieu ! Je dois avouer que j’ai eu du mal à m’en remettre, pas physiquement, bien sûr, ma partenaire a fait les choses tout en douceur, ne lésinant ni sur le gel ni sur la lente progression de son geste.

 

 

 

 

  haut de page

Visites depuis le 19 mars 2004

 

i  
     
i