Le
Pacs — Pacte Civil de Solidarité — a
été définitivement adopté par
l’Assemblée nationale le 13 octobre 1999, dix
ans après le dépôt par Jean-Luc Mélanchon
(PS) sur le bureau de l’Assemblée nationale
d’une première proposition de loi de “
Partenariat civil de solidarité ” visant à
reconnaître aux couples homosexuels une certaine existence
juridique. Ces dix ans de bataille parlementaire et de mobilisation
des associations lesbiennes et gay ont fait évoluer
le projet initial sans pour autant que le texte définitivement
adopté satisfasse toutes les associations dans la
mesure où s’il constitue sans conteste la première
reconnaissance légale de nos unions, il n’instaure
pas une véritable égalité entre hétérosexuels
et homosexuels puisque ces derniers n’ont ni accès
au mariage, ni un droit reconnu à la parentalité
(adoption & procréation médicalement assistée).
Ces deux points feront très certainement l’objet
de débats et de propositions dans la décennie
à venir mais avant d’en arriver à l’égalité
totale, le Pacs ouvre déjà quelques droits
non négligeables ainsi que quelques devoirs…
Il appartient à chacun, dans son couple, de décider
ou non de pacser, les uns considérant qu’il
s’agit là de sceller un engagement qui parachève
la relation d’amour, les deuxièmes cherchant
à s’accorder mutuellement des garanties matérielles,
les troisièmes craignant que cette officialisation
pousse l’amour à la dérive… Le
Pacs n’est pas là pour dire comment s’aimer,
et ce d’autant moins que chaque couple de contractants
dispose d’une certaine liberté dans la rédaction
de son contrat. Si vous décidez de pacser, il est
donc sage de bien vous informer sur les conséquences
juridiques de ce contrat. Voici pourquoi nous vous encourageons
à consulter le texte définitif de la loi instaurant
le Pacs en conseillant aux futurs pacsants de s’adjoindre
les services d’un notaire ou d’un avocat pour
rédiger leur convention afin de l’adapter au
mieux aux désirs et à la situation de chacun.
Il est enfin important de souligner que la loi instaurant
le Pacs vaut également en son article 3 reconnaissance
du concubinage entre personnes “du même sexe
”. Il est encore trop tôt pour savoir ce que
l’institution du Pacs modifiera des droits reconnus
aux concubins. Le législateur — notamment à
chaque vote de la loi de finance— et la jurisprudence
en décideront, comme ils décideront très
certainement des applications pratiques du Pacs. Il convient
donc de rester attentifs, des avancées vers l’égalité
comme des retours de bâton sont toujours possibles.
Pour plus d’information
:
http ://perso.club-internet.fr/ccucs/
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